L'année dernière, j'ai travaillé pour le gouvernement québécois. Le principal projet qu'on m'a confié a échoué, pour de multiples raisons. Une des importantes était l'obligation légale de garder les données hébergées au Québec, ce qui n'était pas possible avec la solution qui avait été prévue.
À l'époque, cette obligation pouvait paraître exagérée, puisque le fournisseur aurait pu héberger les données aux États-Unis. Mais les derniers mois ont montré sa sagesse. Le gros nuage qui bouillait depuis longtemps aux ÉU est devenu suffisamment noir pour obscurcir le soleil floridien.
Le deuil est particulièrement long lorsque la mort arrive à petit feu, mais il ne demeure pas moins important. Désormais, ce qui reste du monde démocratique devra se soucier encore davantage de sa sécurité et de sa souveraineté. Au premier lieu au niveau de l'armée, mais aussi en technologies s'il veut éviter d'être englouti par ce nuage monstrueux.